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Solidarité

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Le Front Social

Le Front Social est une coordination composée de syndicats, associations, collectifs, médias alternatifs, de militants, de femmes et d’hommes construisant la riposte à la politique libérale du président Macron et la convergence des luttes.

Le Front Social trouve son origine dans l’appel du 22 avril (https://goo.gl/BXMy3O), veille du premier tour de l’élection présidentielle, et dans la première manifestation du quinquennat Macron, le 8 mai dernier (https://goo.gl/jLd3dE).

 

LISTE DES ORGANISATIONS MEMBRES DU FRONT SOCIAL

 à Paris: Rassemblement sur le terre-plein de la Concorde, côté jardin des Tuileries (emplacement habituel de la grande roue). 

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D’ores et déjà, ce sont 25 rassemblements qui sont annoncées et d’autres sont en préparation :

::: LISTE DES RASSEMBLEMENTS : 

• Paris : 18h devant l’Assemblée nationale (accès par les stations de métro Concorde et Tuileries)

• Bordeaux : 18h place de la Victoire

• St Nazaire : 18h30 place de l’Amérique latine

• Lille : 18h place de la République

• Grenoble : 18h – 2 rue Gustave Flaubert

• Marseille : 18h aux Mobiles sur La Canebière

• Lisieux : 18h place Mitterrand

• Avignon : 18h Cours Jean Jaurès

• Nancy : 18h – Place Dombasle

• Perpignan : 18h Place de la Victoire

• Lyon : 18h Hôtel de Ville, Place de la Comédie

• Rouen : 18h au théâtre des Arts

• Strasbourg : 18h Place Kléber

• Le Mans : 18h Place de la République

• Gap : 19h Place Saint-Arnoux

• Bourges : 17h30 Rond-point de la Résistance

• Nantes : 18h place du Bouffay

• Toulouse : 18h Métro Jean Jaurès

• Montpellier : 19h Place de la Comédie

• Rennes : 17h Place de la République

• Guingamp : 18h sur le parvis de la Mairie

• Rodez : 18h Place Charles de Gaulle

• Bourges : 17h30 Rond point de la Résistance

• Saint-Brieuc : 18h square Allende

::: CONTACTER LE #FRONTSOCIAL

#FrontSocial

PourUnFrontSocial@gmail.com 

Facebook : FrontSocial

Twitter : @FrontSocialUni

YouTube : https://goo.gl/vG70uZ

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50 années de silence sur un massacre ..
Indonésie 1965
pour la mémoire, la Justice et les réparations

Il y a 50 ans, le 30 septembre 1965 un massacre politique débutait en Indonésie. Plus d’un million de membres ou sympathisants du Parti Communiste Indonésien étaient assassinés, jetés dans des fosses communes, torturés, violées et plusieurs dizaines de milliers emprisonnés sans jugement dans des camps de concentration. Les conséquences des massacres de 1965 et 1966 ont engendré des blessures pour plusieurs générations. Les disparitions, les enlèvements, la torture, l’ostracisme envers des familles entières, ont été les méthodes de gouvernement d’un régime qui a ensuite pillé les ressources nationales au profit de compagnies étrangères.
Ce massacre, qui se déroule au moment même où commence l’intervention américaine au Vietnam, a été commandité par la CIA et exécuté par les militaires indonésiens et des religieux dont les propriétés étaient menacées par la mise en œuvre d’une véritable réforme agraire impulsée par le PCI qui, fort de ses 3 millions de membres et des 16,6% aux dernières élections était entré dans le gouvernement de Soekarno initiateur du mouvement des « Non Alignés » lors de la conférence de Bandung en 1955.
Aujourd’hui, 50 ans après il est grand temps de demander justice et réparation. Car de même que l’on tua des gens parce qu’ils étaient arméniens, juifs ou tutsis, on tua en Indonésie pour la seule raison d’être membre ou sympathisant d’un parti politique ou d’une organisation qui lui est liée. Il est temps de faire la lumière sur un des pires massacres de l’histoire du XXème siècle passé sous silence par les médias et de rendre justice aux victimes de ce crime contre l’humanité.
Pour commémorer le souvenir de ce massacre et en hommage aux victimes de ce génocide
le Réseau Indonésie et le réseau Sortir du Colonialisme appellent à

un grand rassemblement
le 30 septembre à 18 h 30 à la Fontaine des Innocents,
Métro Les Halles ou Châtelet


 

Nous reproduisons ci-dessous un petit texte historique publié par le site Secours Rouge.


 

http://www.secoursrouge.org/Le-massacre-des-communistes

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Le massacre des communistes indonésiens

Le leader de l’Indonésie indépendante est Sukarno, dont le nationalisme unitaire, vantant la tolérance religieuse, a un caractère anti-impérialiste. Dans un État constitué de six grandes religions, 300 dialectes, 17.000 îles et 100 millions d’habitants, Sukarno se posait comme l’arbitre entre les forces sociales et politiques antagonistes. Sa politique du front national consiste en une direction par le Parti national indonésien d’un mouvement unitaire avec d’un côté les groupements religieux conservateurs, de l’autre les communistes.

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Le Parti communiste indonésien, le PKI, voulait constituer un « front populaire national » en vue de fonder une nation indépendante de l’impérialisme, démocratique et sociale qui constituerait une étape vers le socialisme. Ce qui était pour Sukarno un but était pour le PKI une étape. Le PKI avait obtenu 16% des voix aux élections de 1955 mais il ne cessa de progresser et, en 1965, le PKI comptait 3,5 millions d’adhérents. Ses organisations de masse rassemblaient plus de 20 millions de sympathisants, soit un cinquième de la population indonésienne en 1965. C’était le troisième parti communiste du monde.

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Puissant chez les travailleurs du pétrole, du caoutchouc ainsi que chez les petits paysans de Java et Sumatra, le PKI visait une réforme agraire pour les paysans (ce qui lui valait l’hostilité des propriétaires fonciers dirigeants les communautés musulmanes) et la nationalisation des ressources nationales. Après la victoire de Mao en Chine et le développement de la lutte de libération au Vietnam, la montée du communisme indonésien inquiétait l’impérialisme américain, craignant tant une radicalisation anti-impérialiste de Sukarno qu’une révolution communiste. Dans un premier temps, les Etats-unis vont apporter un soutien à tous les opposants de Sukarno en finançant le Parti socialiste (PSI), très anti-communiste, et le parti islamiste Masyumi. En 1958, une rébellion armée à Sumatra, riche en pétrole, sans base populaire, appuyé par les États-Unis et par les partis socialistes et islamistes est défait en quelques mois par l’armée indonésienne. Les Etats-Unis changent de stratégie et se tournent vers les militaires indonésiens en encourageant la faction anti-Sukarno et pro-impérialiste, conduite par le général Suharto, lui-même formé par les Etats-unis, face à la faction dominante « centriste », dirigé par Yani.

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Les Etats-Unis contribuent à former les officiers indonésiens à la guerre « contre-insurrectionnelle » qui, eux-mêmes formeront les embryons de milices qui seront au cœur de la terreur de 1965. Car l’essentiel des massacres reviendra aux milices des partis religieux Nahdaltul Ulama (avec sa branche de jeunesse ANSOR) et Muhammadiyah, deux organisations islamistes de masse, ancrés dans les communautés rurales, appelant à un djihad anti-communiste. Les sympathisants communistes étaient souvent eux-mêmes musulmans. L’antagonisme de 1965 s’est structuré entre santri, musulmans fondamentalistes, proches des propriétaires terriens, colonne vertébrale des milices ; et abangan, forme religieuse syncrétique de l’islam, tolérante, ancrée dans les masses rurales sympathisantes du PKI.
Le prétexte au massacre survient le 30 septembre 1965 : un coup de force d’officiers qui proclame un gouvernement révolutionnaire après avoir exécuté six membres de la faction « centriste » de l’armée, dont le général Yani. Le général Suharto prend le contrôle de Djakarta, au nom du maintien du régime de Sukarno. En attribuant le putsch aux communistes, il déclenche le massacre.

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Ce sera à peu près le même schéma partout : encouragements venant des militaires, intervention et soutien logistique là où le PKI est puissant . L’intervention des para commandos, proches de Suharto, permettra le massacre sans risque des communistes. Venant de Jakarta “pacifié”, ils inaugurent le 19 octobre à Semarang un scénario qui se répétera le 21 à Magelang, le 22 à Solo, le 23 à Wonosobo : démonstration de force puis, sous leur protection, déclenchement de la chasse aux communistes par les milices ; on tue, on brûle sièges d’organisations comme demeures particulières ; les survivants, qui fuient vers les campagnes, y sont pourchassés par les milices locales. C’est ainsi que, vers la mi-novembre, le secrétaire-général du PKI, Aidit, est capturé près de Solo, puis “confessé” et sommairement exécuté.

Le massacre s’étend à Java-Est : c’est dans cette province, la plus peuplée d’Indonésie, que les morts vont être les plus nombreux ; c’est là qu’on décrit des rivières rouges de sang, et ces corps échoués que, chaque matin, le riverain rejette dans le courant. Puis la frénésie d’assassinats se porte sur Bali. La phase la plus aiguë dure un bon mois ; à Java, à partir de la mi-novembre ; dans certaines zones, jusqu’au tiers des hommes adultes ont semble-t-il été tué.

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Entre 500.000 et trois millions de communistes, de sympathisants communistes, de personnes suspectées de l’être, ou d’appartenir à des groupes sociaux jugés favorables aux communistes (athées, descendants de l’immigration chinoise ou indienne, etc.) sont assassinés par balle, baïonnette ou décapitation. Un autre million de communistes et de sympathisants furent emprisonnées ou astreintes à des travaux forcés dans les plantations, les mines et les chantiers de construction, cependant que leurs femmes furent violées puis contraintes par milliers à la prostitution, ce que reconnaît le rapport de 2012 de la Commission indonésienne des droits de l’Homme.

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Pour les USA, le succès de la liquidation du mouvement révolutionnaire en Indonésienne fut une source d’inspiration pour l’opération Phoenix au Viet-Nam et les coups d’Etat latino-américains, et au mois d’octobre 1965 la presse occidentale jubile : « The West’s best new for years in Asia », la meilleure nouvelle d’Asie pour le camp occidental depuis des années selon le Times Magasine.

Après le massacre, Suharto évince Sukarno et se fait élire président de la République en 1967. Dans ses 32 années de règne, les répressions sanglantes furent sa marque de fabrique, comme à Timor oriental et en Papouasie occidentale (300.000 morts). Suharto, comme Pinochet au Chili, fut prompt à mettre en place les recettes néo-libérales : austérité budgétaire, suppression des aides sociales (remplacées par la charité islamique), privatisations et fiscalité attractive pour les entreprises. Malgré la manne pétrolière et trois décennies de croissance économique, l’Indonésie compte encore 120 millions de pauvres, la moitié de la population vivant avec moins de 2 $ par jour, selon les chiffres de la Banque mondiale, 200 millions vivant avec moins de 4 $ par jour.

arton1084-d2834DES RESISTANCES A LA REVOLUTION : QUELLES VOIES POUR LES PROLETAIRES ?

 

Les samedi 9 et dimanche 10 novembre, l’OCML Voie Prolétarienne organise un forum de discussion politique et populaire à Saint-Ouen (93).

 

DISCUTER DE QUOI, ET AVEC QUI ?

Nous voulons partir des récits d’expériences, mais sans nous arrêter aux constats, sans nous arrêter aux bilans.

Révoltés et exploités, militants ou non, nous vous invitons à venir débattre avec nous et entre vous pour, ensemble, comprendre nos tâches politiques, et avancer ensemble sur la construction d’un projet politique d’émancipation.

Nous voulons faire se confronter, de manière constructive, les idées et les pratiques des uns et des autres, pour nous enrichir et nous faire réfléchir.

Les derniers espoirs placés dans Hollande par nombre de prolétaires sont tombés au fur et à mesure de sa détermination à appliquer le programme de l’impérialisme français (retraites, flexibilité de l’emploi avec l’ANI, guerre au Mali, menaces sur la Syrie…). Mais « Illusions perdues sont force d’avenir » ! Nous n’avons pas toutes les réponses, toutes les garanties pour l’avenir, mais nous avons une manière de poser les problèmes : c’est de mettre en avant le rôle central des exploités et des opprimés pour organiser la lutte contre la bourgeoisie et ses gouvernements, et préparer le renversement de cette société capitaliste à bout de souffle. C’est ça, la « Voie prolétarienne ». C’est à partir de cette idée que nous vous invitons à venir discuter. Nous voulons rendre l’alternative communiste abordable et populaire.

 

Samedi après-midi, des ateliers, ouverts à tous, sont prévus à partir de questions politiques cruciales d’aujourd’hui. Samedi soir, une soirée conviviale et multiculturelle avec un repas africain est proposé.

Puis, dimanche matin, se déroulera un meeting-débat avec des révolutionnaires de plusieurs pays. Enfin, le dimanche après-midi, vous êtes invités à une visite guidée dans Paris sur les traces du Paris révolutionnaire. Une garde d’enfant est prévue pour permettre à tout le monde d’assister aux débats.

 

Vous êtes invités à venir débattre, mais n’hésitez pas non plus à nous faire des suggestions concernant l’organisation du forum, et même à nous proposer un coup de main si vous le souhaitez.

 

ALORS DÈS MAINTENANT, RÉSERVEZ VOTRE WEEK-END DES 9 ET 10 NOVEMBRE !

 

 

Samedi 9 novembre 2013 : Une autre vie dans une autre société, par où commencer ?

14H Ouverture, accueil

 

15H – 17H15 Débats, échanges d’expériences, et perspectives autour de 3 thèmes :

 

Atelier 1 : Construire les solidarités contre la guerre économique capitaliste Avec la participation de militantEs d’entreprise, français et immigrés, de militantes féministes, autour de l’ANI, des luttes pour l’emploi, et des solidarités internationales contre la concurrence capitaliste.

 

Atelier 2 : Souffrir au travail, mourir au travail ? NON ! En finir avec cette société ! Avec la participation de syndicalistes et animateurs du blog « Où va la CGT ? », militants ouvriers contre l’amiante, travailleurs sans-papiers autour des problèmes de la pénibilité et de la souffrance au travail, et des retraites.

 

Atelier 3 : Agir contre les idées et forces réactionnaires (racisme, sexisme, homophobie…), prolétaires tous et toutes uniEs ! Avec la participation de militantes féministes, de militants antifascistes, anti-impérialistes et internationalistes…

 

17H45 – 18H Synthèse générale

 

Soirée 19h – 22h  Repas africain (5€) Chants des femmes en lutte 93 et sans-papiers
Dabké palestinien (danse)
Percussions

 

Dimanche 10 novembre 2013 : Contre l’impérialisme, avec qui lutter et comment s’organiser ?

10H Accueil, petit déjeuner

 

10H30 – 12H30 Table Ronde avec des militants révolutionnaires de Grèce, d’Afrique et des Philippines

 

12H30 Clôture des débats

 

14h Ballade révolutionnaire dans Paris
Durée 3h (dans la limite des places disponibles, inscription par mail contact@vp-partisan.org et auprès des militantEs)

 

Stands d’associations, point presse, espace librairie

Entrée libre et gratuite, garde d’enfants