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Archives Mensuelles: avril 2013

edelman_Lublin_3_partisans19 avril 1943, L’insurrection du Ghetto de Varsovie: gloire aux partisans !

Le 19 avril 1943, les nazis ont décidé l’éradication du Ghetto de Varsovie. Du 19 avril 1943 au 10 mai 1943 quelques centaines de combattants souvent de jeunes gens vont tenir tête un mois durant  aux troupes allemandes assistées de Waffen SS et de policiers polonais.   La direction de la résistance armée était pluraliste, elle comprenait des membres du Bund (Parti ouvrier socialiste juif de Pologne, de Lituanie et de Russie – antisioniste), du Parti communiste (PPR parti des ouvriers polonais) , du Hekhaloutz (mouvement des pionniers), du Poale Tsion (mouvement des « sionistes prolétaires »), et de Hashomer Hatzaïr (La Jeune Garde qui se définissait à l’époque comme organisation marxiste sioniste).

                                                         BUND

« Jusqu’à ces derniers moments, il semble qu’il n’y ait jamais eu une aussi bonne et aussi étroite coopération entre des gens appartenant à différents partis et regroupements politiques. Nous étions tous devenus alors les combattants d’une cause juste, égaux face à l’histoire et à la mort. Chaque goutte de sang versée avait la même valeur. »     « La défense du Ghetto n’avait rien d’inattendu. Elle était la suite logique de quatre années de résistance d’une population enfermée dans des conditions inhumaines, humiliée, méprisée, traitée, selon l’idéologie des vainqueurs, comme des sous-hommes. Malgré ces conditions dramatiques, les habitants du ghetto ont, dans la mesure du possible, organisé leur vie selon les plus hautes valeurs européennes. Alors que le pouvoir criminel de l’occupant leur refusait tout droit à l’éducation, à la culture, à la pensée, à la vie, voire à une mort digne, ils ont créé des universités clandestines, des écoles, des associations et une presse. Ces actions qui engendraient la résistance contre tout ce qui menaçait le droit à une vie digne, ont eu pour conséquence l’insurrection. Celle-ci était l’ultime moyen de refus des conditions de vie et de mort inhumaines, l’ultime acte de lutte contre la barbarie et pour la sauvegarde de la dignité. » 1-Ghetto-Varsovie           edelman_Edelman « Le lieu où le ghetto a existé est devenu un plateau de ruines s’élevant à la hauteur d’un deuxième étage. Ceux qui ont été tués ont accompli leur devoir jusqu’au bout, jusqu’à la dernière goutte de sang qui imbibe le pavé du ghetto de Varsovie. Nous qui avons survécu, nous vous laissons le soin d’en conserver toujours vivante la mémoire. » IMG_0001 Marek EDELMAN (Bund)

Chav7Quelques considérations sur CHAVEZ et la «Révolution Bolivarienne »

 

 Le système survivra t’il à la disparition du leader maximo ?

Le lieutenant-colonel CHAVEZ fonde au sein de l’armée le Mouvement révolutionnaire Bolivarien 200 (MBR 200 en référence au 200ème anniversaire de la naissance de Simon Bolivar). Ce mouvement échoue dans ses deux tentatives de prise du pouvoir lors des putschs militaires de 1992. CHAVEZ est emprisonné 2 ans à sa libération (par le nouveau président), il crée un nouveau parti politique où se mêlent civils et militaires : le Mouvement Cinquième République (tient cela ne vous rappelle pas quelque chose ?). La coalition autour de son parti remporte les législatives de 1998 et en 1999, CHAVEZ est élu Président du Venezuela : une « révolution » par les urnes.

Par référendum, il fait approuver la formation d’une assemblée constituante et une nouvelle élection présidentielle. La nouvelle constitution est approuvée, CHAVEZ est réélu en 2000 et dispose de la majorité à l’Assemblée Nationale. En 2004, CHAVEZ ne sera pas destitué par la procédure de référendum révocatoire (mis en place avec la nouvelle constitution), il sera réélu en 2006 et 2012. Mais il perd le référendum constitutionnel de 2007 qui devait supprimer la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

Le « socialisme économique » vénézuélien.

L’économie du Venezuela est une économie de rente (pétrolière : 3ème producteur mondial). Depuis des décennies quand les prix du pétrole montent l’état vénézuélien redistribue une petite partie de la rente en programmes sociaux et les restreints quand les cours sont à la baisse. C’est sous la présidence du social-démocrate  Carlos Andrés PEREZ que l’industrie pétrolière est nationalisée (1975) et créée la société nationale PDVSA (1976). Dans les années 90 avec « l’alternance » à droite le libéral PEREZ RODRIGUES opère une privatisation partielle en permettant la création d’entreprises mixtes d’exploitation pétrolière. La société PDVSA toujours nationale prend de plus en plus d’indépendance, elle est une sorte d’état dans l’état.

Lorsque CHAVEZ renationalise (partiellement), le pouvoir politique reprend la direction et le contrôle de PDVSA contre les technocrates (avec qui il va s’affronter – coup d’état de 2002), il va aussi augmenter la part de l’état à 60% des entreprises mixtes d’exploitation pétrolière, mais comme son prédécesseur social-démocrate, il n’oublie pas d’indemniser les capitalistes et les compagnies étrangères partenaires (Chevron, Texaco, Exon Mobil, Total , BP….) toujours activent au Venezuela.

Une réforme foncière, sans spoliation, a concerné les terrains du littoral et les terres agricoles non exploitées des propriétés latifundiaires, les terres agricoles ont été redistribuées sous forme de propriété communale. Si les propriétaires protestent c’est surtout sur le montant de l’indemnisation.

Les autres nationalisations (souvent de simple prise de participation) seront du même ordre, toujours avec l’indemnisation des actionnaires, elles vont concerner partiellement les secteurs de la sidérurgie, la cimenterie, l’électricité, la téléphonie, la banque, la production et la distribution de lait. Sans même parler de contrôle ouvrier, il n’y a pas une once de participation des salariés dans la conduite des affaires des entreprises nationalisées. La gestion de ces dernières s’apparente avec ce que nous avons connu en France à partir de la libération et sous les gouvernements Gaullistes qui ont suivi, avec une différence notoire, en France le secteur économique d’Etat a joué le rôle de moteur du développement des forces productives pour le compte de la bourgeoisie nationale en partie déficiente. Rien de  cela au Venezuela où les matières premières, pétrole et produits miniers qui constituent 98% des exportations permettent de financer les importations massives de produit agricoles et manufacturés et le coût de la redistribution dans des programmes sociaux. Peu ou pas d’investissement dans les infrastructures et les équipements du pays. Par contre les investisseurs étrangers sont bien présent car ils n’ont pas fuit le pays du « socialisme rampant » bien au contraire.

Le pétrole vénézuélien est vendu essentiellement aux Etats-Unis au prix du marché et une part marginale est consacrée aux programmes pétrole contre nourriture, médecins ou enseignants. 70% de l’économie vénézuélienne restent aux mains du secteur privé, qui contrôle notamment les importations qui ont considérablement augmentées (en relation avec l’amélioration du niveau de vie). La dette extérieur qui s’est accrue sous le chavisme  (elle a doublé entre 2008 et 2012) avoisine les 90 milliards de $, elle est honoré rubis sur l’ongle par le régime qui y consacre 20 à 25% du budget.
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Le Chavisme n’a en rien bouleversé les rapports de production capitaliste, il a au plus réintroduit un secteur nationalisé qui a déjà existé sous la social-démocratie, développé des participations de l’état au capital des entreprises privées, favorisé une bourgeoisie compradore préexistante aujourd’hui en pleine prospérité (grâce au programmes sociaux le peuple consomme plus) et contribué à l’émergence d’une bourgeoisie plus nationaliste la « boliburgesia » liée au régime et à ses programmes de développement (entreprise nationalisées, marchés publics, prébende, corruption…)

Pourquoi le miroir aux alouettes bolivarien attire t’il une partie de la gauche et de l’extrême-gauche internationale.

Comme nous l’avons vu ce sont la rente pétrolière et la dette qui permettent de financer les programmes sociaux. Ils concernent l’alimentation, la santé et l’éducation, et ces mesures progressistes ont permis des améliorations notables des conditions de vie des populations les plus défavorisées (la mortalité infantile a reculé, l’espérance de vie augmentée… tout comme le taux de scolarisation) mais c’est aussi le lot d’un état capitaliste moderne que d’avoir une réserve de salariés en bonne santé et éduqués.

Le chaviste, réformiste dans les mesures, se pare d’un discours radical teinté de nationalisme et de révolutionnarisme. Son anti-impérialisme est surtout anti-américain, anti yankee dans le discours plus que dans les actes, puisque les USA restent parmi les partenaires commerciaux de premier plan. Si l’on compare avec l’expérience qu’ont menée, après une prise de pouvoir par les armes,  les sandinistes (aujourd’hui membres de l’Internationale Socialiste) au Nicaragua, au Venezuela pas d’embargo US, pas d’interventions militaires ou de terroristes de contre-révolutionnaires entraînés par la CIA. Le chiffon rouge Chavez semble peu inquiéter les Etats-Unis qui n’ont que très mollement  soutenu la tentative de coup d’état de Pedro Carmona (2002), le patron des patrons vénézuéliens, allié à une partie de l’armée. Rien de commun entre le sort de Chavez « assigné à résidence » et celui par exemple d’Allende au Chili, Chavez est libéré par ses pairs, et par un échange de bons procédés, Carmona battu pourra librement rentrer chez lui avant de s’exiler non pas aux Etats-Unis mais en Colombie. Cela ressemble plus aux mésaventures du général Alcazar dans Tintin, qu’à une révolution prolétarienne agressée par des forces impérialistes.

Pour contrebalancer l’hégémonie US sur le continent, le Venezuela du nationaliste Chavez cherche également d’autres alliances politiques et économiques avec les puissances de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), la Chine, la Russie, l’Iran (le bloc des nouvelles puissances impérialistes). Cette orientation le rend séduisant aux yeux de ceux qui sont encore égarés dans une vision « campiste » du monde et qui croient encore aux vertus progressistes de la Chine ou de la Russie. Le Venezuela à  aussi noué des partenariats plus équitables avec des pays d’Amérique du Sud dans le cadre de l’ALBA, pour un effort de développement commun, ce qui le rend plutôt sympathique

Le Chavisme est devenu en quelque sorte l’image d’Epinal de ceux qui ne veulent que réformer le capitalisme (aboutissement indépassable des sociétés humaines) sans en ébranler les fondements, le réguler,  lui donner un visage plus humain, en redistribuer les miettes. C’est un réformisme qui se drape de rouge, tient le verbe haut, brasse de l’air, agite l’indépendance nationale pour que sur le fond rien ne change. Comme le capitalisme qu’il ne récuse pas, il a besoin pour se maintenir  d’un contrôle permanent sur les masses pour éviter qu’elles ne se mettent véritablement en mouvement, il l’exerce d’une min de fer, classiquement par le parti PSUV, le syndicat CSB et les médias.  Sa proximité historique tend plus vers des mouvements comme le péronisme, rien à voir avec le socialisme de Marx ou de Lénine, ni économiquement ni socialement.

Rien d’étonnant alors qu’il séduise des mouvements comme le front de gauche pour lesquels le programme du Conseil National de la Résistance, fruit de l’alliance Thorez-De Gaulle, est maintenant revendiqué  (et assumé) avec ses nationalisations comme l’accomplissement d’un socialisme national aujourd’hui perdu. Une version locale, sans doute, de l’économie socialiste de marché.

 

Ne nous laissons pas bercer d’illusions, le socialisme auquel nous aspirons n’a aucune commune mesure avec ses avatars du capitalisme, même dans leurs versions les plus progressistes, l’histoire nous  montre tous les jours que ce qui nous est charitablement donné d’une main peut nous être repris de l’autre à tous moment. Comme prolétaires, nous n’aurons durablement que ce que nous prendrons et pour cela il nous faudra tout prendre.

Jean-Michel NICOLAS    01/04/13

 

Les données économiques viennent du site de l’université canadienne de SHERBROOKE

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/pays/VEN/fr.html

 

220x220-ctCommuniqué de presse du Secrétariat du Mouvement communiste serbe

 

Nous avons reçu ce communiqué sur la boite mail de l’association.
Nous ne connaissons pas les mouvements qui participent à ce rassemblement, mais ils semblent plus intéressant et plus sympathiques que les fossoyeurs de la classe ouvrière recyclés dans le Parti Socialiste de Serbie (fondé par Milosevic) et que soutiennent certains égarés politiques.
Même si nous réfutons la notion de gauche qui est utilisée dans l’appel et malgré la curieuse référence (sans doute historique ?) au Mouvement des Non Alignés, les points de leur plateforme pourraient constituer une base minimum au rassemblement des forces communistes que nous n’arrivons pas à mettre en place en France en raison du pessimisme et du sectarisme.
J.M.N

La version original du mail en anglais est toute en bas, ci-dessous une traduction libre en français.

 

 

Gauche rassemblée en Serbie …

 

Hier, 24 Mars, a été signé un accord de coopération et d’unité d’action entre six organisations politiques de gauche afin de devenir  partie constituante du mouvement communiste en Serbie. L’accord a été signé dans les locaux du KPS (Parti Communiste de Serbie) à Belgrade. Cet important événement historique a été la réponse aux pressions croissantes exercées sur les travailleurs par les forces réactionnaires de Serbie, à la politique de la direction de l’État qui, inexorablement, depuis 23 ans, mène le pays dans la misère totale et le désespoir, à la politique étrangère honteuse et dangereuse de l’administration d’Etat. C’est aussi le résultat de la forte mobilisation de la gauche pour s’opposer à un tel saccage par l’oligarchie locale. Le démembrement sauvage d’une Yougoslavie souveraine, et sa partition en quelques  républiques formelles, a entraîné la région centrale des Balkans dans un état d’anarchie totale et de pillage. Elle est devenue le terreau pour tous les types d’activités criminelles et le lieu où les gens honnêtes qui travaillent pour eux-mêmes ne peuvent trouver seulement que la douleur et la souffrance. A gauche, les forces progressistes de la Serbie ont déclenché la création d’un bloc solide de la gauche, dans le but d’établir un contrepoids politique  au système unipolaire, avec l’objectif à long terme de la création d’un Etat socialiste juste et humain. L’accord est basé sur la plate-forme suivante:

 

1. Le Mouvement communiste serbe rassemble tous les groupes politiques, mouvements, associations et partis politiques, qui reconnaissent et acceptent la plate-forme commune.

2. Le Mouvement communiste serbe dans son ensemble s’est engagé à remplacer la structure capitalisme par une société socialiste. Dans l’immédiat, il appelle:

 

a) à  l’abolition de la propriété privée des moyens de production,

b) au retour à l’établissement du contrôle ouvrier,

c) au retour au système de l’économie planifiée

d) à la gratuité de l’enseignement et des soins de santé,

e) Le travail est un droit et non un privilège,

f)  à la garantie du droit à une pension après 60 ans,

g) à un état socialement juste et responsable

h) à une force de défense militaire forte et organisée (la défense civile),

j) à la coexistence internationale, à l’Internationalisme prolétarien et au retour au sein du  Mouvement des pays non-alignés.

 

3. Le Mouvement communiste serbe mènera une lutte permanente et sans concession contre la criminalité, la corruption, l’injustice sociale et de tout ce qui est au détriment des travailleurs, des paysans, des étudiants et des jeunes.

4. Le Mouvement communiste serbe est clairement opposé aux adhésions ou relations de la Serbie avec toutes organisations capitalistes comme le FMI, la Banque mondiale, de l’OTAN ou de l’UE.

5. Le Mouvement communiste serbe est coordonné et œuvre sans relâche à la création et à la diffusion de la conscience de classe parmi les citoyens de la Serbie, à travers ses médias, ou les médias qui soutiennent le mouvement.

6. Le Mouvement communiste serbe conserve et préserve la tradition historique de la lutte anti-fasciste et NOB.

7. Les membres du Mouvement communiste serbe sont indépendants dans leur travail, sauf quand il s’agit des décisions de l’organe de coordination de l’action commune, des actions, ou de tout autre aspect du travail en commun.

8. Tous les membres de ce mouvement ont la responsabilité de respecter les décisions de l’organe de coordination.

9. Toutes les organisations, mouvements ou partis politiques qui dans leurs programmes internes énoncent des dispositions contraires à notre plate-forme commune ne peuvent pas faire partie de notre Mouvement .

 

Le Mouvement communiste serbe a été fondé 09 Septembre 2012, et enregistré 24.01.2013 sous le numéro :10380/2012. La composition du mouvement, selon l’accord conclu par le texte ci-dessus, associe les organisations suivantes: le Parti Communiste de Serbie (KPS), le Nouveau Parti Communiste de Serbie (NKPS), le Centre Yougoslavie de Tito (JCT), la Ligue des Communistes de Yougoslavie en Serbie , le mouvement étudiant – Octobre Rouge, le Front de la jeunesse révolutionnaire (ORF), les Communistes de Kraljevo et des organisations de gauche locales. A l’avenir le Mouvement entend renforcer ses membres par d’autres organisations à appartenant à la gauche, et dont les programmes ne sont pas incompatibles avec la plate-forme de base du Mouvement.

Les dirigeants du Mouvement ont exprimé leur opposition à l’admission des organisations dont les programmes divergent des bases communes de notre plate-forme. Ils feront tout pour protéger le Mouvement de la confusion idéologique.

 

Mouvement communiste serbe

Obalskih radnika 39, 11000 Belgrade, SERBIE

Téléphone: +381-64-077-0700, +381-62-518-180

E-Mail: inters@kps.rs, Web: http://www.kps.rs

 


Left joined in Serbia …

 

Yesterday, 24 March, was  signed an agreement on cooperation and unity of action between 6 left political organizations to become an integral part of the Communist Movement in Serbia. The agreement was signed at the premises of the KPS in Belgrade. This important historical event was created as a result of increasing pressure on workers reactionary forces of Serbia, due to the policy of the state leadership which inexorably, for 23 years, leads the country in total misery and despair, the shameful and treacherous foreign policy by the state administration as well as the strong tendency of the left to oppose such a rampage by the local oligarchy. The savage dismemberment of a sovereign Yugoslavia, and later some former republics, led the central Balkan region into a state of total anarchy and pillage, created the ground for all kinds of criminal activities and places where people who are honest and working for themselves can find only pain and suffering. Left, progressive forces of Serbia, triggered the creation of a strong block of the left, with the aim to establish a political equilibrium in this unipolar system and later the establishment of a just and humane socialist state. The agreement is based on the following platforms:

 

1. Serbian Communist Movement includes all political groups, movements, associations and political parties, which agree and accept this common platform.

2. Serbian communist movement is in the broader sense committed to changing structure of capitalist into a socialist. Actually it calls for:

 

a) the abolition of private ownership of the means of production,

b) return and establishment of worker self-management,

c) the system of planned economy

d) free education and free health care,

e) Work as a right and not a privilege,

f) guarantees the right to a pension after 60 years,

g) a socially just and responsible state,

h) a strong military and organized TO (the civil defense),

j) active international coexistence, proletarian internationalism and return to the Non-Aligned Movement.

 

3. Serbian Communist Movement will lead a permanent and uncompromising fight against crime, corruption, social injustice and all which is detriment for workers, peasants, students and youth.

4. Serbian Communist Movement is clearly against relations or entering of Serbia into any capitalist organization like the IMF, World Bank, NATO or the EU.

5. Serbian Communist Movement will be coordinated and continuously work on the creation and dissemination of class consciousness among the citizens of Serbia, through its media or media that support this movement.

6. Serbian Communist Movement will keep and preserve historical tradition of anti-fascist struggle and NOB.

7. Members of the Serbian Communist Movement  are independent in their work, except when it comes to the decision of the coordinating body on joint action, actions, or any other aspect of working together.

8. All the members of this movement have a responsibility to adhere to decisions of the coordinating body.

9. All organizations, movements or political parties which in their internal programs contain provisions contrary to the common platform of the movement, can not under be part of this movement.

 

Serbian communist movement was founded 09 September 2012, and registered 24.01.2013. under number BU 10380/2012. The composition of the movement, with the agreement entered by the following organizations, is: the Communist Party of Serbia (KPS), New Communist Party of Serbia (NKPS), Yugoslavia Tito Centre (JCT), the League of Communists of Yugoslavia in Serbia, the student movement – Red October, Revolutionary Youth Front (ORF), Communists of Kraljevo and a couple of local left organizations. In future Movement expect  to strengthen its membership  and other organizations that belong to the left, and whose programs are not inconsistent with the basic software platform movement.

Leadership of the movement strongly expressed opposition to the admission of organizations whose program basis diverging from a common platform and will do everything to protect the movement of ideological mess.